Bretagne-Nord

Bretagne-Nord

Fin février, six mois après avoir laissé notre Naviot au Port de Brest, nous y retournons. Il a passé cet hiver sans nous, laissant passer les tempêtes au large. Nous l’avons retrouvé en bon état, et après une petite semaine de préparation, la météo favorable nous a incité à notre première sortie en 2022.

Première étape, Camaret. Souvenez-vous, c’est d’ici que nous étions partis en septembre 2019 pour l’Espagne, notre première traversée de plusieurs jours. Ce fut comme un petit retour – d’autant plus que nous y avions passé en 1988 déjà, avec le Trena-Boe, notre premier bateau. A l’époque, la marina n’existait pas encore. Nous avions ancré dans la baie.

Une belle balade en suivant le haut des falaises me fait découvrir le tas de petits pois vu de terre. Le paysage est grandiose avec ses rochers sculptés par le vent. Une ambiance de bout du monde…

Un coup de vent – laissé passer à l’abri du port – plus tard, nous mettons le cap plein nord et arrivons avec la marée montante à l’Aber Wrac’h. Un Aber est comme une rìa. Une sorte d’entonnoir qui rentre profondément dans les terres, avec au bout, une rivière qui s’y jette. Un endroit où eau douce et eau de mer se rencontrent. Avec chaque marée, la mer le remplit et en redescendant emporte à nouveau tout. Cela provoque des courants forts dans les deux sens, et des changements de niveaux importants. Nous nous amarrons au ponton, et le lendemain matin, à marée basse, je me rends compte que nous avions bien fait de respecter scrupuleusement le balisage. Hors du chenal balisé il n’y a plus d’eau, que des rochers ou des moulières, invisibles à notre arrivée.

Cette fois ci, nous voulons avancer vers l’est. Une petite nuit à Roscoff, puis nous remontons le Trieux, où nous amarrons à Lézardrieux, port de départ de notre périple en 2019. De nouveau quatre jours d’arrêt, à laisser passer un coup de vent. On est toujours en mars, et les dépressions se suivent encore à un rythme régulier qui nous impose le nôtre. Pas question de prendre des risques. La manche par mauvais temps, très peu pour moi.

Au prochain jour bien ensoleillé, nous naviguons jusqu’à St. Cast le Guildo. Jolie étape, qui doit être très très touristique en été. Les marnages deviennent de plus en plus importants. On n’est plus très loin du Mont St. Michel. C’est assez impressionnant de voir ces bords de mer une fois immergés, et juste après tout à découvert, dix mètres de différence entre les deux.

Le surlendemain, nous profitons d’un joli sud-est pour traverser nos derniers milles jusqu’à Granville. Départ au petit matin, car à Granville, il faut entrer avec la marée haute. Quand la marée est en bas, il n’y a simplement plus d’eau devant le port. Arrivée vers 11h30 – 25 milles derrière nous avant midi! Granville, l’étape que nous souhaitons atteindre depuis deux ans bientôt, car nous voulons faire faire une nouvelle trinquette chez notre ami Eric, qui a sa voilerie ici. Ca nous a pris du temps, pleins d’imprévus, mais tenace comme nous sommes, on y est…

Une étape technique donc, durant laquelle nous essayons de régler tous les petits et grands problèmes accumulés durant nos dernières navigations. Bonne nouvelle, notre trinquette existante peut être transformée pour être mis sur emmagasineur, pas besoin d’une nouvelle. Par contre, la capote qui abrite la descente, doit être refaite complètement. Le tissu est cuit par les UVs et les coutures lâchent un peu partout. L’annexe a besoin d’un nouveau sac de protection, et notre spi asymétrique laisse tellement passer l’air, que nous décidons de le remplacer. Plein de travail pour le voilier! Et puisqu’on est aux travaux, Louis veut donner un coup de jeune à l’enrouleur de génois, vénérable pièce de 25 ans d’âge environ. Plus de pièces de rechange chez le fournisseur, il le fait démonter chez le mécano du coin et commande le roulement, les joints et clips nécessaires. Manque de chance pour nous, le mécano jette les pièces démontées sans relever les dimensions, et un joint est plus petit que l’autre. Ce qui fait que il ne peut pas remonter la pièce. Pour le moment, nous ne savons pas encore, si nous trouvons la pièce manquante, ou si nous devons passer par la commande d’un enrouleur de génois neuf. Plus, au prochain épisode…

One thought on “Bretagne-Nord

  1. Le phare du petit minou….
    Rase cailloux….
    Ils ont de drôles d’appellation ces Frouses!!!😅😅🤫
    ….. magnifique…. bises et à bientôt…. Janine

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